Marianne van Hirtum (1925-1988), née à Namur en Belgique, était la fille d’un psychiatre, Louis van Hirtum qui collabora avec Babinski et qui dirigeait un sanatorium où Marianne passa son enfance. Après des études de gravure, elle crée un théâtre de marionnettes puis, en 1952, vient s’installer à Paris ; elle y publie son premier recueil de poèmes chez Seghers en 1953. Dès 1959 elle entre dans le groupe surréaliste qu’animait encore André Breton (décédé en 1966). Elle garda de la fréquentation de Breton le goût pour l’art océanien et pour celui des Indiens d’Amérique – et un fort anticléricalisme. Elle fut peintre et écrivit des contes et des poèmes.
« Les cigarettes que l’on voit au bout des doigts de Marianne sur presque toutes les photographies d’elle ont eu cruellement raison du poète. Marianne van Hirtum, décédée le 11 juin 1988, partage sa tombe au cimetière parisien de Montparnasse avec l’écrivain Charles Duits (1925-1991), l’un des amis fidèles, avec Jean-Luc Majouret, de ses dernières années. » (Patrick Négrier, Évocation de Marianne van Hirtum)
Bibliographie :
Poèmes pour les petits pauvres, Seghers, 1953.
Les Insolites, Gallimard, 1956.
La Nuit mathématique, Rougerie, 1978
Les Balançoires d’Euclide, Rougerie, 1977.
Maisons, Parisod, 1977
Le Cheval-arquebuse, Jean-Jacques Sergent, 1978
Le Trépied des algèbres, Rougerie, 1980
Le Papillon mental, Rougerie, 1982
John the Pelican, Hourglass, 1990
Proteus volens, Hourglass, 1991
Peintures, dessins, objets, Hourglass, 1991
en ligne :
un portrait détaillé, fourmillant d’anecdotes, remarquable de Marianne van Hirtum par Patrick Négrier