Journal d'un innocent de William Cliff suite.
La forme semble être un prétexte, devant le décalage syntaxique. Il y a décalage entre le dire et la forme, qui n'est qu'illusion. La forme adoptée ? Seulement pour hacher le dire. (La phrase commence au milieu d'un vers et se termine au milieu du suivant, commence au milieu du dernier vers d'un dizain et se termine au milieu du premier vers du dizain suivant.) N'est que visuel. (Et poétique, et oral puisqu'il y a découpe du dire.) La seule imposition, la seule nécessité : la rime, le dizain.
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Journal d'un innocent de William Cliff suite.
A la lecture, si on respecte la rime (et la pause qu'elle sous-entend) : ça casse le sens. Et très vite, on ne comprend plus. La lecture devient alors un duel entre le sens et la forme, par perturbation-contamination de l'un sur l'autre (et vice et versa). Alors le texte impose de tenir les deux bouts : celui du sens et celui de la forme, de la rime.
©Alain Marc