Anthologie permanente : Marie-louise Chapelle

 

 

[...] 
Un paysage extérieur le monde étrusque 
Qui vous entoure son allure mythique 
Il fallait l’adorer collectivement 
Sans mystère et sans cri loin un paysage 
Entièrement à l’extérieur national. 
Là un simple changement d’intonation. 
 
Tu le plaças au centre pour qu’aucun pli 
Froissât le papier qu’une interruption coûte. 
Ai l’air aussi blanc qu’une durée autour 
Lente ; et si, lentement, elle oppose un rite, 
Ce n’était pas un roman d’apprentissage. 
 
 
Ce n’était pas un roman d’apprentissage 
Ou quelque chose que le genre dévaste 
Démesure le ciel, la terre, l’emploi 
Du temps, à plat la terre décomposée. 
C’était : je continue ; et si l’avant-garde 
Objecte, je continue la ligne jusqu’ 
À remplir la page entièrement brusque. 
Remplir la page c’était si domestique. 
Pendant plusieurs mois poursuivre un mouvement 
Sans qu’aucune familiarité la page 
Régulière sans nécessité égale 
[...] 
 
• 
 
parfois admise la similitude 
au bord équivoqué 
et jusqu’au seuil qui confond plonge et longe 
lit plume lange 
ôtée la gloire 
quand partit 
– qu’il voie – 
la rive 
cortège 
entièrement unique 
 
 
parfois admire la similitude 
au bord équivoqué 
et jusqu’au seul qui confond plonge et longe, 
lit plume langue 
ôtée la glaire 
quand partit  
– qu’il noie – 
le rire  
cortège 
entièrement nuque. 
 
Marie-louise Chapelle, Prononcé second, Flammarion, 2010, pp. 80 & 81 et 118 & 119  
 
• 
 
-1- 
à la corde le réel 
 
ils se partageront à l’aventure 
un ordre, tel titre de noblesse 
chacun séparément pour l’accusation 
il répond ceci et celui-là ajoute que 
son malheur, partir, ce déplacement 
toujours sur un mode interrogatif 
 
Marie-louise Chapelle, à la corde, Contrat Main, 2010.  
 
Bio-bibliographie de Marie-louise Chapelle 
 
 
 
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