Le partage
Une larme de toi fait monter la colonne du chant.
Une larme la ruine, et toute lumière est inhabitée.
La corde que je tresse, la rose que j’expie,
N’ont pas à redouter de lumière plus droite.
Le peu d’obscurité que je dilapide en montant
C’est de l’air qui me manque à l’approche des cimes.
Par le versant abrupt, la plus libre des routes,
Malgré le timon de la foudre et mes vomissements.
Jacques Dupin, Gravir, Gallimard, 1963, p. 29.
Contribution de Tristan Hordé
Bio-bibliographie de Jacques Dupin
extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4, extrait 5, extrait 6, extrait 7, extrait 8
hommage à Claude Esteban,
numéro spécial de Faire Part,
lecture chez Tschann,
index de Poezibao
Revenir à la Une de Poezibao
Sur simple demande à f.trocme@poezibao.com, recevez chaque jour l'anthologie permanente dans votre boîte aux lettres électronique