[anthologie permanente] petite anthologie du samedi

 

Quelques extraits de certains des derniers livres reçus par Poezibao. 

 

•Pierre Vinclair, Les Gestes impossibles, Flammarion, 2013, 17€ 
 
Lire deux extraits ici 
 
 
 
•Didier Cahen, Les Sept livres, La Lettre volée, 2013, 23€ 
 
Sous le seuil critique :  
ras-nous 
N’est pas/sans voix 
« celui-qui-roule-le-vide » 
L’émoi/sais pas 
Tue-tête 
(à suivre, 
Débit 
bien saccadé 
sauvé une fois, deux fois 
Cité à comparaître) 
(p. 66) 
 
 
 
•Alexandra Galanou, Dans les Recoins des mots, traduit du grec par Michel Volkovitch, Circé, 2013, 16 ;20€  
 
Peu importe si 
tu as laissé une mince 
ouverture de porte 
ou un soupçon de lumière 
sur le balcon. 
Toi tu te promènes encore 
clandestin dans le rêve 
immatériel limier des sens,  
écouteur  
de la nuit des confessions 
de liserons obscurs 
(41) 
 
 

•Tomas Venclova, Le Chant limitrophe, traduit par Henri Abril, Circé, 2013, 18,20€  
 
Plus de Mur. Difficile de dire 
Où il se dressait, où les eaux du Styx 
coulaient. Devinette qui sous le règne 
Du sexe et de l’âpre consommation 
Ne peut que rester opaque au touriste. 
Là où trônait le fier Politburo, 
Un peintre enfui du pays qui n’est plus 
Vend ses dessins d’avant-garde invaincue.  
(41) 
 

 
•Bernard Bretonnière
, Ecce homo, fiction suprême, Approches éditions, coll. Textes nus, 3,50€, abonnement 4 numéros, 10€. 
 
Je suis cet homme qui se couche fourbu et se lève fourbu 
Je suis cet homme que la nuit jette aux chiens 
Je suis cet homme bourrelé de défaites 
Je suis cet homme qui se distrait dans les drogues et les phrases 
Je suis cet homme que redressent les rencontres 
Je suis cet homme assez intelligent pour mesurer sa bêtise 
[...] 
(3) 
 
 
 
•Jean-Gabriel Cosculluela, La Continuité des choses, Approches éditions, coll. Textes nus, 3,50€, abonnement 4 numéros, 10€. 
 
Lire comble l’absence, noue le visage des absents, celui qui écrit te lit et celui qui simplement lit, accompagnés de la vie, accompagnés de la mort. 
D’un lecteur et d’un écrivain, d’un autre lecteur, qui est à jamais orphelin de la vie ? Qui est à jamais orphelin de la mort ? Tourner la page ? Rester sur la fin ?  
(5) 
 
  

•Albert Bensoussan, Guildo blues, Apogée, 2013, 14€  
 
J’ai toujours préféré la mer à la terre, le cimetière marin à la lande humide et broussailleuse, l’Armor à l’Arcoat, comme l’on dit dans ces pays. Où je vis depuis si longtemps, après mon départ de là-bas – l’exode–, que des racines ont poussé et m’entravent de pieds. En fait, je suis ici pris aux rets – ou dit-on prisonnier ?  
(incipit du livre, p. 9)
 
 
 
•Matthieu Gosztola, A jamais une rencontre, collection « La Main des poètes » éditions Henry, 6€ 
 
Nos vies en argile 
la douceur est une eau 
(27)