Déjà dans les vitrines obscures humides
comme dans des grottes les jacinthes exsangues
apparaissent avec une douce stupeur
Mais, printemps, nous ne sommes pas prêts
Sommes comme l’arbre encore
alourdi de ses feuilles mortes
amour de l’été passé
Lalla Romano, Jeune est le temps, traduction Philippe Giraudon, Orphée La Différence, 1994, p. 91.
Già nell’umide oscure vetrine
come in grotte gli esangui giacinti
affiorano con dolce stupore
Ma noi son siamo pronti, primavera
Siamo come l’albero ingombro
ancora delle sue morte foglie
amore della passata estate
Lalla (Graziella) Romano est née en 1906. Après des études littéraires et artistiques à Turin, elle enseigne jusqu'en 1959. Elle publie son premier livre de poèmes en 1941, Fiore. Peintre, elle ne s'impose vraiment qu'après la guerre comme écrivain. Elle est l'auteur de nombreux romans publiés chez Einaudi. D'autres livres portent témoignage de son intérêt pour la photographie. Elle a aussi beaucoup traduit Flaubert (Trois contes et l'Education sentimentale) et Delacroix (choix et présentation du Journal).
Elle est morte en 2001.
Trois livres ont été publiés aux Editions de la Différence
L'Homme qui parlait seul (1992) ;
La Pénombre (1992) ;
Une jeunesse inventée (1992).
Lire la fiche de l'auteur sur le site des éditions de la Différence
Une biographie un peu plus détaillée (en italien)
Une présentation et une bibliographie en français un peu plus complète sur l'excellent site de la librairie Compagnie
sur le site du Matricule des Anges
